Je suis accro au sport, je suis bigorexique

Dernière mise à jour : août 22

Quand on entend le mot bigorexie, le mot anorexie fait alors écho. Et pourtant c'est son opposé. On ne se prive pas de sport, on est dépendant, accro, addict.

Pratiquer une activité physique régulière est bon pour la santé et le moral. Régulièrement oui mais pas dans l'excès. Je suis bigorexique. Comment m'en sortir ? On vous dit tout.


Quels sont les symptômes de la bigorexie ?


La bigorexie est une pratique excessive du sport entraînant une dépendance. Ça ne devient plus un plaisir, c'est une obsession.

Une personne souffrant de bigorexie se caractérise par différents troubles :

- Un besoin de faire sans cesse du sport devenant une priorité au détriment de sa vie personnelle et professionnelle ;

- L’irritabilité'irritabilité de manquer une séance d'entraînement ;

- La culpabilité altérant l'humeur ;

- Le besoin de toujours se comparer aux autres, obsédé par son physique, son poids ou encore ses performances ;

- Une prise de risque en repoussant toujours plus ses limites ;

- Une obsession de devenir et rester mince (plus courant chez les femmes).


Trop de plaisir tue le plaisir


La bigorexie se déclenche par une surdose de plaisir. Effectivement, lorsque nous pratiquons une activité sportive, notre corps sécrète plusieurs hormones telles que l'endorphine, la dopamine ou encore l'adrénaline. Des hormones qui procurent une douce sensation de plaisir provoqué durant et parfois plusieurs heures après votre séance de sport.

La douleur lors de l'effort disparaît pour laisser place à un véritable moment de bien-être. C'est ainsi que les sensations fortes sont recherchées. Le bigorexique prend alors goût à cette libération d'endorphines au point de ne plus pouvoir s'en passer.



Lorsque le sport rythme votre vie de façon excessive, il est nécessaire de prendre du recul.

Réapprendre à se faire plaisir et non plus se sentir contraint.

Nous vivons dans une société axée sur la santé, la minceur, les performances et une connexion permanente sur les réseaux sociaux entraînent davantage un besoin de se comparer aux autres. Une comparaison pourtant faussée dont il est important de se détacher.


L'Organisation mondiale de la santé a reconnu en 2011 la bigorexie comme étant une addiction. Entouré de professionnels, ce trouble se soigne. Aujourd'hui, il existe des thérapies permettant de retrouver l'équilibre entre la pratique du sport et ce que le corps peut et veut endurer.

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